Historique de la FBU au CANADA
Les débuts de la Fraternité canadienne remontent à plus de trente-cinq ans lorsque quelques personnes souhaitent approfondir l’enseignement spirituel du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov.
C’est donc au milieu des années 1970 que divers rassemblements ont lieu dans la région de Sherbrooke et Montréal dans le but d’étudier ses livres et ses conférences. Après plusieurs recherches, réflexion et méditation, tous les participants à ces rencontres furent inspirés par la découverte d’un idéal profond, universel et l’éveil d’une nouvelle conscience collective et fraternelle. Cette aventure extraordinaire et la compréhension des grands principes et des lois universels, applicables dans la vie quotidienne, suscita en eux un grand enthousiasme. Dès lors un souhait ne les quitte plus : celui d’aller à la rencontre de ce Maître dont les écrits témoignent de la connaissance d’une haute philosophie initiatique et dont l’inspiration semble provenir tout droit du monde divin. Plusieurs d’entre eux se rendent dans le sud de la France au Domaine du Bonfin lieu sacré où l’enseignement du Maître est divulgué, depuis plus de 50 ans.
Ce séjour de quelques semaines au sein de la vie collective intensifiée par l’amour et la présence du Maître, élève les âmes au comble du ravissement. Cette rencontre est décisive et amène les aspirants à mettre en application au Canada et de façon très concrète, les principes et les méthodes préconisées lors des nombreuses conférences prononcées. L’élan est bien amorcé mais après quelques mois l’occasion se présente à nouveau de bénéficier de la présence de leur Maître. C’est donc en banlieue de Paris (Centre d’Izgrev et siège social de la Fraternité Blanche Universelle) qu’un second séjour s’effectue à la fin des années ’76 et début ’77. Aujourd’hui encore lorsque ce pèlerinage intérieur est évoqué, des souvenirs inoubliables demeurent très présents dans la mémoire. Le Maître transmet donc ses directives et c’est au terme de ce second voyage le 13 janvier 1977, qu’il désigne le responsable de la Fraternité canadienne.
Dans les années qui suivent les projets s’intensifient et une vie collective s’organise. Pour ce faire la mise en commun des efforts et la bonne volonté de tous aboutit, en 1978, à l’achat d’une propriété dans la région de Laval, à proximité de Montréal. Les premières réunions y voient le jour dès le début de l’année 1979. Au printemps de l’année 1981 on construit un immeuble à dix logements sur le domaine offrant ainsi des appartements à bon nombre de personnes.

Simultanément et bien au-delà de toute attente, un événement exceptionnel se prépare : le Maître annonce sa venue au Canada. C’est l’apogée! Effectivement, pendant plus de 13 jours de pure joie tous ceux qui habitent le Domaine de Laval auront le privilège d’accueillir leur guide spirituel du 3 au 16 juin. Le Maître sensible à cet émoi, fait preuve d’une grande générosité lorsque dans une minuscule salle aménagée à cet effet, il prononce une conférence après chaque lever du soleil. Sa parole inspirée des plus hautes sphères, insuffle la vie provenant d’un autre monde et soulève les âmes pour les laisser en suspension dans une atmosphère quasi irréelle. Quels instants divins! Quel bonheur !
Le Maître à Laval en 1981
Lors de son séjour en mai-juin 1984, Omraam Mikhaël Aïvanhov donne au domaine le nom de «Radost» symbolisant «la Joie». Le Maître a vu juste puisque c’est dans une joie profonde que le Domaine Radost s’agrandit et prospère : construction, habitation, agriculture s’intensifient pour offrir une vie fraternelle, harmonieuse et très motivante. Par la suite la fréquence des déplacements pour rencontrer le Maître en France s’accentue et chacun en revient émerveillé et plus riche d’innombrables trésors.
Le 28 septembre 1981 au cours d’un séjour en France, le Maître nomme officiellement Roméo Paquin président de la Fraternité Blanche du Canada et de la maison d’édition Prosveta, dont la mission est de publier l’œuvre du Maître. Au retour, des démarches sont entreprises en ce sens et c’est le 5 janvier 1982, que la Fraternité Blanche Universelle est inscrite officiellement au registre des Corporations conformément à la Loi sur les corporations canadiennes, sous le nom de : » Fraternité Blanche Universelle du Canada. «
Fraternité Blanche Universelle F.B.U. Canada
Dès lors le Domaine de Radost devient le siège social de la Fraternité canadienne et au cours de cette même année, il prend de l’expansion car on y entreprend la construction d’une salle communautaire nécessaire à la vie collective. Au même rythme la Fraternité prend de l’ampleur et des centres fraternels se développent dans plusieurs régions du Québec. Les participants étant de plus en plus nombreux et le souhait d’accueillir le Maître à nouveau au sein de la Fraternité canadienne fait en sorte qu’une nouvelle salle de réunion se construit dès l’automne 1983. Cette salle permettra d’accueillir plusieurs centaines de personnes.
Le projet se finalise au printemps 1984 et offre l’opportunité au Maître de visiter une fois de plus sa Fraternité.
Grande et spacieuse cette salle remplie à pleine capacité, inspire le Maître (sur une période de près de deux mois, 6 mai – 1er juillet 1984) à transmettre devant un vaste auditoire, une parcelle de la science initiatique qui l’habite et qu’il déverse librement telle une source inépuisable. Son amour inconditionnel envers le genre humain lui permet de saisir dès les premiers instants, les besoins reliés aux âmes présentes et de les combler bien au-delà de l’aspect physique. Chaque être repart avec une conscience plus éclairée, muni de vérités tangibles pour améliorer son avenir.
À la sortie de la Grande Salle en 1984

Le Maître aura l’occasion lors de même séjour de prononcer quelques conférences dans différents centres établis en région. Cette opportunité lui permet à coup sûr de rejoindre un public plus élargi.
Comme il démontre également un vif intérêt au développement futur de la Fraternité canadienne il visite un terrain dans la région de l’Estrie, sur invitation de quelques personnes. Dès les premiers instants il s’extasie devant ce paysage d’une beauté inouïe. La vision que lui procure ce panorama, l’amène à recommander fortement l’acquisition de ce terrain. Il y voit un endroit exceptionnel pour établir la Fraternité canadienne. Il nous révélera plus tard que l’un des nombreux avantages que comporte cet endroit, est qu’il se trouve à distance égale des grands centres urbains tels que Montréal et Québec. De plus, il se trouve à proximité des frontières américaines. À l’automne 1984 la Fraternité canadienne en devient propriétaire.
Le Maître à st Mathieu
Le Maître y séjourne dès le printemps suivant pour une durée d’environ deux mois. (5 mai – 23 juin 1985). C’est au cours d’une conférence prononcée lors de cette même année qu’il consacre le domaine et lui donne le nom « Blagoslovénié » qui signifie « Toutes les Bénédictions ».
Cependant ce n’est qu’en mai 1993 que le Domaine de Radost cède la place au Domaine Blagoslovénié qui devient le siège social de l’association FBU canadienne et le lieu de rassemblement national. Toutefois pour répondre au souhait du Maître d’en faire un « centre international » des rénovations et des aménagements d’importance sont mis en œuvre. Certaines modifications permettent dans un premier temps d’organiser des week-ends de rencontres et accueillir par petits groupes les personnes désireuses d’y participer. Mais pour atteindre ces objectifs les frères et sœurs mettent les bouchées doubles et travaillent ardument à mettre en place les infrastructures adéquates, afin d’être en mesure de recevoir le plus grand nombre de personnes lors des congrès futurs. Des rencontres régulières et des congrès d’envergure internationale deviennent enfin possibles en 1993.

Domaine Blagoslovénié


