Centres et corps subtils

« Depuis des millénaires les hommes s’exercent à multiplier et amplifier leurs sensations et perceptions par l’usage de leurs cinq sens, et c’est ce jeu sur le clavier des cinq sens qu’ils appellent culture et civilisation. Eh bien c’est un peu pauvre. Quel que soit le degré d’affinement qu’ils puissent atteindre, nos cinq sens resteront toujours limités, parce qu’ils n’appartiennent qu’au plan physique et n’exploreront jamais que le plan physique. Tant que les humains n’auront pas compris qu’il existe d’autres domaines à explorer, à voir, à toucher, à respirer, ils ne pourront pas éprouver des sensations nouvelles, plus étendues, plus riches, plus subtiles. Chaque organe est spécialisé : il remplit une fonction déterminée et ne procure que des sensations qui correspondent à sa nature. Pour éprouver des sensations nouvelles et plus riches, il faut s’adresser à d’autres organes, d’autres centres subtils que nous possédons aussi. »
L’aura
« T
out ce qui existe, les humains, les animaux, les plantes, et même les pierres, émet des particules, produit des émanations, et cette atmosphère fluidique, subtile, qui entoure toute chose, c’est cela justement que l’on appelle l’aura. Evidemment, elle n’est pas visible, excepté par les clairvoyants, et beaucoup de gens ne savent même pas qu’elle existe. L’aura, c’est donc cette sorte de halo qui entoure chaque être humain, avec cette différence que, chez certains, elle est large, vaste, lumineuse, puissante, elle possède des vibrations intenses et des couleurs splendides, tandis que chez d’autres, au contraire, elle est petite, terne, brouillée et laide. L’aura possède les mêmes fonctions protectrices que la peau pour le corps physique. On peut dire que c’est la peau de l’âme, c’est elle qui l’enveloppe, qui la protège, c’est elle qui lui donne la sensibilité, et c’est elle enfin qui laisse passer les courants cosmiques, qui permet les échanges entre l’âme humaine et toutes les créatures, jusqu’aux étoiles, entre l’âme d’une créature et l’Ame universelle.
À travers notre aura il se produit donc un échange ininterrompu entre nous et les forces de la nature. Toutes les influences cosmiques, planétaires et zodiacales qui se déversent constamment dans l’espace, viennent jusqu’à nous, et d’après la qualité de notre aura, d’après sa sensibilité, sa pureté et les couleurs qu’elle possède, nous recevons telle et telle forces ou nous ne les recevons pas. L’aura représente donc nos antennes, c’est un appareil qui capte les messages, les ondes, les forces qui nous viennent de l’univers. »
Le plexus solaire
« Le plexus solaire est un centre extrêmement important et nous devons éviter tout ce qui peut le contracter, car il entraine à son tour la contraction des vaisseaux sanguins et des différents canaux de l’organisme. Et quand le sang ou les autres liquides circulent mal, il se forme des dépôts qui avec le temps finissent par provoquer toutes sortes de troubles. Ce qui perturbe le plus le plexus solaire, ce sont les manifestations désordonnées du corps astral : la peur, la colère, la jalousie, l’amour passionnel. Et comme le plexus solaire est le réservoir des forces, la conséquence de cette désharmonie est une démagnétisation totale. Quand vous ressentez une frayeur ou un choc, immédiatement vous êtes vidé de vos forces, vos jambes ne vous soutiennent plus, vos mains tremblent, votre tête est vide. Cela signifie que votre plexus solaire a épuisé ses forces. Le plexus solaire peut donc se vider mais il peut aussi se remplir, et c’est justement ce que le disciple doit apprendre : comment remplir son plexus solaire. »
Méthodes
— « Chaque arbre est un réservoir de forces issues du soleil et de la terre, et l’on peut puiser ces forces. Vous choisissez un grand arbre, vous vous adossez à lui en plaçant la main gauche dans votre dos, la paume appuyée contre le tronc de l’arbre ; en même temps vous placez la paume de la main droite sur le plexus solaire. Vous vous concentrez alors sur l’arbre en lui demandant de vous donner une partie de ses énergies : vous les recevez par votre main gauche et vous les déversez par la main droite dans votre plexus solaire. C’est une sorte de transfusion d’énergies. »
— « Vous pouvez aussi renforcer votre plexus solaire en regardant et en écoutant couler une source, une cascade, une fontaine. »
Le centre Hara
« Vous seriez peut-être étonnés de voir en Inde que certains sadhous, certains yogis ont la région du ventre très développée, alors qu’ils ne mangent presque pas !… Et la plupart des statues représentent Bouddha et d’autres sages avec un ventre proéminent. Pourquoi ? Chez les Initiés, un ventre très développé révèle la puissance, la force, les réserves spirituelles accumulées grâce aux exercices de respiration. Car les exercices de respiration prolongés développent cette partie du corps où s’entassent des éléments qui permettent de guérir, de désagréger tout ce qui est nocif. Le ventre peut être le résultat du matérialisme de l’homme ou bien de sa spiritualité. Si son visage montre qu’il ne pense qu’à manger, boire et dormir, évidemment, sa corpulence est mauvais signe : elle révèle un être grossier, matérialiste, sensuel. Mais s’il a des qualités de pureté, de clairvoyance, d’intelligence, son ventre prouve qu’il a des réserves et qu’il peut transformer ces réserves pour guérir les autres et faire beaucoup de choses….»
Les chakras

« Les chakras se différencient les uns des autres par leur couleur, leur nombre de pétales, c’est-à-dire le nombre et l’intensité de leurs vibrations, les divinités dont ils sont l’habitacle, et surtout les vertus et les pouvoirs que leur éveil donne à l’homme. Muladhara donne l’énergie vitale ; Svadhisthana la force créatrice ; Manipura la conscience collective ; Anahata l’amour universel ; Visuddha la sagesse ; Ajna la clairvoyance ; Sahasrara la toute-puissance et la liberté. Il est dit qu’un’ divinité ou Shakti habite dans chaque chakra. Arrivée au terme de son voyage dans le chakra Sahasrara, kundalini atteint Shiva le principe masculin La réunion des deux principes masculin et féminin, la tête et la queue du serpent, se fait dans une lumière éblouissante. A partir de ce moment-là le yogi, parvenu au sommet, est libre de toute entrave. »
Méthodes
— « Je peux vous donner un exercice très simple pour développer le chakra de la gorge, Visuddha chakra. Vous pouvez de temps en temps consacrer votre méditation à ne faire qu’écouter seulement, sans penser… et vous tâchez d’entendre la voix de la sagesse, la voix des esprits lumineux. Evidemment les premiers jours, les premières semaines, vous n’entendrez peut-être rien : mais si vous poursuivez l’exercice, vous finirez par entendre la voix intérieure, la douce voix de Dieu… On l’appelle parfois la voix du silence, tant elle est fine et subtile, mais le jour où vous réussirez à l’entendre, tout votre être frémira… il n’y a pas de mot pour exprimer ce qu’est cette voix. »
— « Pour développer Ajna chakra, vous imaginez qu’avec votre œil intérieur vous voyez la terre, le ciel, l’espace avec les créatures innombrables qui l’habitent, tous les mondes visibles et invisibles. Vous les regardez comme ça, tout simplement, avec beaucoup d’amour, et déjà vous êtes en train d’éveiller votre vision spirituelle. »
— « Je vous ai donné quelques méthodes simples pour travailler sur les chakras Visuddha et Ajna, et je peux maintenant en ajouter une autre qui est valable pour tous les chakras: le chant. Chanter produit des ondes qui font vibrer les centres subtils dans l’homme. Evidemment, il ne s’agit pas de chanter n’importe quoi et n’importe comment. Seules les vibrations produites par des chants profonds, mystiques que vous exécutez avec la conscience de la force spirituelle qu’ils représentent peuvent commencer à réveiller ces centres endormis. »


